27 juillet 2025
Luc 11,1-13
A travers ce passage évangélique, nous remarquons comment Jésus enseigne ses disciples. Il utilise une méthode à double axes : par son exemple et par sa parole.
L’exemple précède la parole et la rend crédible, efficace.
Il est bien dit « Il était un jour quelque part en prière » (Luc 11 : 1). Jésus avait l’habitude de se retirer, de s’éloigner des foules et de ses disciples, pour prier, pour s’entretenir, seul à seul, avec son Père. Les disciples l’avaient souvent remarqué, et se sont sentis attirés à faire comme lui, à l’imiter. C’est ainsi qu’ils lui demandent de leur apprendre à prier.
La prière de « NOTRE PÈRE » que Jésus apprend à ses disciples, est une précieuse réponse qui tombe dans un cœur assoiffé, pour le désaltérer. Elle rapproche l’homme à Dieu, et lui révèle que ce même Dieu est son père : « Notre Père ». Cette découverte possède la puissance de changer l’identité du priant, de le transformer de la simple créature de Dieu, en « fils et fille » de Dieu.
Conscients d’être des enfants de Dieu, notre attitude, nos relations, nous situent dans un cadre spécial où nous découvrons l’amour paternel répandu en nous, et qui nous fait crier : « Notre Père » ! Il s’avère que Dieu, le Père de Jésus, est aussi le nôtre. De ce fait, Jésus est notre frère. Il nous introduit dans cet amour et nous le fait partager.
L’épisode suivant : (Luc 11 : 5-13) nous présente l’ami importuné, qui se fait servir, non pas à cause de la profondeur de l’amitié, mais plutôt, pour se débarrasser des ennuis du quémandeur.
Malgré les apparences désagréables et négatives, le refus même, de la part de celui qui devrait aider son ami, en lui donnant du pain, cette parabole nous offre des leçons importantes.
Jésus utilise ces images pour, encore une fois, révéler la profondeur de l’amour de Dieu, notre Père, envers nous, ses enfants. Il nus assure que Dieu ne peut jamais fermer ses oreilles, ni nous refuser son aide, quand nous crions vers Lui avec foi et espérance. Voilà pourquoi Il insiste : « Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira » (Mt 7,7).
Par une conclusion frappante, Jésus démontre que toute bonne action, toute bonne œuvre, est une émanation de l’amour parfait de Dieu : « Si vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus, le Père céleste donnera-t-il l’Esprit-Saine à ceux qui le lui demande » (Lc 11 : 13).
Luc 11,1-13
Jésus priait un jour en un certain lieu. Lorsqu’il eut achevé, un de ses disciples lui dit: Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l’a enseigné à ses disciples.
Il leur dit: Quand vous priez, dites: Père! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne.
Donne-nous chaque jour notre pain quotidien;
pardonne-nous nos péchés, car nous aussi nous pardonnons à quiconque nous offense; et ne nous induis pas en tentation.
Il leur dit encore: Si l’un de vous a un ami, et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire: Ami, prête-moi trois pains,
car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir,
et si, de l’intérieur de sa maison, cet ami lui répond: Ne m’importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains, –
je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.
Et moi, je vous dis: Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.
Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.
Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d’un poisson?
Ou, s’il demande un oeuf, lui donnera-t-il un scorpion?
Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint Esprit à ceux qui le lui demandent.
