Quatrième dimanche de Pâques
26 avril 2026
Jean 10, 1-10
A travers les textes liturgiques de ce quatrième dimanche après Pâques, nous célébrons le Bon Pasteur.
Nous pouvons établir un lien, un rapprochement, entre les thèmes de base évoqués par les deux textes d’évangile : celui du deuxième dimanche après Pâques, aussi appelé « dimanche de la divine miséricorde » (Jn 20, 19-31), et celui du quatrième dimanche : « Le Bon Pasteur » (Jn 10, 1-10).
La miséricorde est l’un des traits caractéristiques qui marquent la personne de Jésus. Devant Thomas, l’incrédule – mais qui se convertit-, Jésus manifeste sa tendresse et sa miséricorde. Il pardonne l’incrédulité, mais en même temps, il invite le disciple à une vie plus riche et plus appréciable « […..] Cesse d’être incrédule, sois croyant. Heureux ceux qui croient sans avoir vu » (Jn 19, 28).
La même attitude de miséricorde décrit la personne du Bon Pasteur dont Jésus parle dans sa parabole. C’est l’amour qui domine dans les relations entre le berger et ses brebis ; tout spécialement envers celle qui s’égare. Il va à sa recherche. C’est un amour vrai, concret et palpable, caractérisé par un climat de confiance mutuelle.
La connaissance devient alors, le socle de cet amour, de cette confiance mutuelle. Sans cette connaissance, les brebis ne répondraient pas à l’appel du berger. Or, ici : « les brebis écoutent sa voix, […. ], il les appelle une à une et il les mène dehors » (Jn 10, 3).
Nous, chrétien(ne)s, consacré(e)s selon l’esprit des conseils évangéliques, nous formons le troupeau du Seigneur, dans son Eglise dont il est le Bon Pasteur. Par son choix fait par amour, nous sommes devenus des bénéficières privilégiés des marques de tendresse de son Cœur-Aimant-Sans-mesure !
Vivre en Bon Pasteur exige des sacrifices, une vie d’endurance et de dévouement ; un don total pour ceux qu’on aime. Par attachement à ses brebis, le berger doit souvent s’oublier pour ne chercher que les intérêts, le bien-être de ses brebis.
La savane sert de lieu d’habitation pour les animaux. Les brebis s’y retrouvent heureuses. C’est là où elles se nourrissent à l’aise et en toute liberté. Il n’est pas de même pour le berger/ Ce milieu ne lui convient pas. Mais, par amour pour ses brebis, il y reste fidèlement avec elles, afin d’assurer leur protection.
Jésus, le bon Pasteur reste la seule assurance de notre vie chrétienne et consacrée. Il en est le promoteur et la finalité. Le texte de l’évangile souligne bien cette vivante réalité : « Quand il a fait sortir toutes celles qui sont à lui, il marche devant elles, et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix » (Jn 10, 4).
Par notre vocation, nous vivons dans cette relation, avec le Christ. C’est lui, notre guide qui nous conduit au Père, car il en est lui-même le chemin. Voilà pourquoi il marche devant son troupeau. Aussi longtemps que nous marchons derrière lui, sur ses pas, et selon son humeur, nous sommes sûres de vivre en Dieu.
Parce qu’Il nous a aimées le premier, nous, SNDs , Il nous a « fait sortir » de nos milieux de vie, bâtis par les hommes (familles, clans, tribus, races, nations, … Il marche devant nous, et nous Le suivons jusqu’aux pâturages de son choix où, à notre tour, nous devons conduire et nourrir ses autres brebis et agneaux, à travers le monde.
Nous n’accomplirons cette mission qu’en marchant derrière le Bon Pasteur qu’est Jésus lui-même. Avec lui, nous trouverons comment faire connaître à toute personne « combien le Bon Dieu est bon » !
Ainsi, unissons nos cœurs et nos voix pour chanter :
« Mfumu Yezu yilanda Seigneur Jésus, je te suivrai
Mu luzingu lwamo lum’vimba Toute ma vie, durant
Landa yikulanda ! Je te suivrai, je te suivrai !
Jean 10, 1-10
Jésus dit: «Oui, je vous le déclare, c’est la vérité: celui qui n’entre pas par la porte dans l’enclos des brebis, mais qui passe par-dessus le mur à un autre endroit, celui-là est un voleur, un brigand. Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. Le gardien lui ouvre la porte et les brebis écoutent sa voix. Il appelle ses brebis chacune par son nom et les mène dehors. Quand il les a toutes fait sortir, il marche devant elles et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix. Mais elles ne suivront pas un inconnu; au contraire, elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas sa voix.»
Jésus leur raconta cette parabole, mais ses auditeurs ne comprirent pas ce qu’il voulait dire.
Jésus dit encore: «Oui, je vous le déclare, c’est la vérité: je suis la porte de l’enclos des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs, des brigands; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Je suis la porte. Celui qui entre en passant par moi sera sauvé; il pourra entrer et sortir, et il trouvera sa nourriture. Le voleur vient uniquement pour voler, tuer et détruire. Moi, je suis venu pour que les humains aient la vie et l’aient en abondance.
